Photo Régine Vast
« The water is wide », une chanson folklorique écossaise du 16ème siècle interprétée ici par Eva Cassidy.
Roman fantastique de L'auteur Patrick S. VAST
Photo Régine VastHomme libre, toujours tu chériras la mer!
La mer est ton miroir, tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame
Et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer.
Tu te plais a plonger au sein de ton image;
Tu l'embrasses des yeux et des bras, et ton cœur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.
Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets;
Homme, nul n'a sondé le fond de tes abîmes;
O mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets!
Et cependant voilà des siècles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié ni remords,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
O lutteurs éternels, O frères implacables!
Charles Baudelaire
Toujours dans l'univers marin, avec cet hymne à l'incomparable et effervescente beauté de la mer, alter ego de l'Homme en recherche.

Dans la nouvelle "Le chat du marin", il est question d'un chat Siamois, exotisme et invitation au voyage obligent.
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits;
Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l'Espérance, comme une chauve-souris,
S'en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris;
Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D'une vaste prison imite les barreaux,
Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,
Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.
Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme; l'Espoir,
Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.
Les Fleurs du Mal, 1857
Ce texte, véritable hymne à la pesanteur, m'a inspiré ma nouvelle "Le chat du marin" que je mettrai en ligne la semaine prochaine. L'atmosphère qui y est dépeinte sied bien aux ambiances du Nord où se déroule l'histoire du "Chat du marin".
Un ciel bas, une atmosphère si particulière, l'essence baudelairienne dans toute sa subtilité.
Dans le roman "Sandie" je consacre la plus grande partie de l'épilogue au début du XXème siècle, à l'année 1901 notamment, et je cours jusqu'en 1914. Le début du XXème siècle, avec celui des bains de mer. La première photo concerne Malo-les-Bains, plage de Dunkerque dont je me suis inspiré dans le roman, après m'être également inspiré de la ville de Zuydcoote. Puis en dessous, vous avez la plage de Calais. Après les bords de la mer du Nord, ceux de la Manche : le contexte septentrional du roman.
Photo Régine VastCette photo a été prise sur la plage de Berck-sur-Mer le 10 mai 1998, vers 9 h du matin. Elle a quelque peu traîner depuis, d’où des traces et taches de toutes sortes.
Un roman qui se passe dans l’univers maritime, peut amener une diversion sur le char à voile. J’aurais pu le faire intervenir dans le roman puisqu’il se pratiquait déjà au XIXème siècle, et même plus tôt encore.
Alors, voici quelques images, contemporaines, celles-ci.