vendredi 26 juin 2009

lundi 22 juin 2009

Les chats

Photo Régine Vast


Les amoureux fervents et les savants austères

Aiment également, dans leur mûre saison,

Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,

Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires.


Amis de la science et de la volupté

Ils cherchent le silence et l'horreur des ténèbres;

L'Erèbe les eût pris pour ses coursiers funèbres,

S'ils pouvaient au servage incliner leur fierté.


Ils prennent en songeant les nobles attitudes

Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,

Qui semblent s'endormir dans un rêve sans fin;
Leurs reins féconds sont pleins d'étincelles magiques,

Et des parcelles d'or, ainsi qu'un sable fin,

Etoilent vaguement leurs prunelles mystiques.


— Charles Baudelaire

lundi 15 juin 2009

Les Hauts de Hurle-Vent

"Les Hauts de Hurle-Vent", chef d'oeuvre d'Emily Brontë, ou l'âpreté du XIXème et du nord de l'Angleterre. Parfaite synthèse du romantisme et du fantastique avec quelques touches d'onirisme, ce monument littéraire ne pouvait qu'interpeller le cinéma, avec en 1939 sa version la plus authentique.

vendredi 12 juin 2009

Sombres héros de la mer


C'est volontairement que j'ai changé de "l'amer" en "la mer". Car si Noir Désir voulait par-delà l'imagerie maritime, véhiculer un message existentiel qui n'aurait pas été compris, la mythologie marine et son monde sont propices à la chaînes des chaos de la vie et de ses pires évènements. Immuable ou en proie à de terribles rages, la mer ponctue et rythme les cataclysmes de l'existence.

vendredi 5 juin 2009

Chanson d'automne


Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon coeur
D'une langueur
Monotone.
Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l'heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure
Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte
Deçà, delà,
Pareil à laFeuille morte.

dimanche 31 mai 2009

Whitechapel Song

Il y a de cela 40 ans, un soir, à la télévion française de l'époque, apparut un drôle de groupe avec un chanteur jouant de la flûte en position de yoga. C'était Ian Anderson et Jethro Tull interprétant "Song for Jeffrey". J'ai tout de suite pensé à un individu sortant d'une sombre et enfumée taverne de Whitechapel, lieu des tristes exploits du ripper.
La vision demeure après toutes ces années : vision de XIXème et d'un fantastique poignant.
Alors place à la voix nasillarde de Ian Anderson et au mystère des brumes, et d'un certain Jeffrey.

jeudi 28 mai 2009

The ripper

Jack the ripper, le mythe d'une Londres brumeuse, une Londres du XIXème, suiffeuse et mystérieuse.
The ripper, il y en a que ça énerve, qui en ont marre, qui trouvent cela surfait.
Ce n'est pas mon cas. The ripper, c'est le mystère éternel, l'énigme qui fait bouillir l'imagination, mais avec des solutions toujours aventureuses. The ripper, c'est la déclinaison à l'infini d'un polar de l'étrange, dans Whitechapel aussi insaisissable que son sinistre héros.

Qui êtes-vous ?

"Tall ships", complainte de marins et tempête en Manche